Le Canon en Ré majeur de Pachelbel est l'une des œuvres les plus aimées du répertoire classique. Trois voix qui se répondent en imitation perpétuelle, sur une basse obstinée qui ne vacille jamais, une harmonie absolue, sereine et lumineuse, qui accompagne les plus beaux moments de la vie.
C'est cette sérénité, cette pureté lumineuse que le parfumeur a voulu capturer. Une mélodie florale et musquée, douce comme une promesse, qui s'ouvre en notes cristallines avant de se poser sur un voile soyeux et poudré, la sérénité et l'harmonie en accord parfait.
L'aldéhyde ouvre l'espace, lumineux et presque immatériel, comme les premières notes qui s'élèvent dans le silence, un commencement, une aube. La bergamotte apporte sa fraîcheur citronnée et sereine. La fleur d'oranger s'épanouit alors, laiteuse et douce, portant la mélodie centrale comme les cordes du Canon, blanche, pure, innocente, le cœur tendre de la composition.
Les muscs enveloppent doucement, poudré et soyeux, tel l'écho calme d'une mélodie que l'on n'oublie pas. Le bois de cachemire pose le fond, soyeux et immuable, la basse obstinée qui ne vacille jamais, qui tient et prolonge toute la composition comme un serment que le temps ne peut altérer.