Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss est un poème symphonique d'une puissance absolue, librement inspiré de l'œuvre philosophique de Nietzsche. Son introduction grandiose rendue universellement célèbre par Kubrick dans 2001, l'Odyssée de l'espace dépeint le lever du soleil sur la montagne : l'obscurité d'abord, puis la montée inexorable vers la lumière, jusqu'à l'explosion éblouissante des cuivres. Huit sections, de l'aube à l'infini.
C'est ce choc de lumière et d'ombre que le parfumeur a voulu traduire. Entre éclat de bergamote, tension aromatique et fond boisé monumental la puissance vibrante d'un thème orchestral qui s'élève vers l'infini.
L'encens s'installe en ouverture, chaud et sourd, les percussions qui grondent dans l'obscurité, la note d'orgue tenue avant que tout commence. La bergamote éclate alors, pétillante et lumineuse, le crescendo en marche. Le ciste et benjoin entrent, chauds et enveloppants, l’ombre qui s'épaissit une dernière fois avant la déflagration.
Le miel explose, doré et solennel, a lumière aveuglante, les cuivres qui s'élèvent vers l'infini. Le patchouli s'impose au cœur de la composition, profond et absolu, c'est le climax, la voix de Zarathoustra qui parle enfin. Le vétiver conclut en sillage grave et vibrant, fumé et racinal, le thème orchestral qui ne s'éteint jamais, longtemps après le silence.